Si la musique est modale depuis la nuit des temps, depuis la Grèce antique, la canso médiévale... Et à l'échelle de l'univers, des pentatoniques japonais et chinois, des ragas indiens, de la musique arabo-andalouse chérie par Albéniz et Falla, à ceux qui rendent le klezmer ou la chanson yiddish si prenants.
Si la musique est universellement modale, donc, il existe une modalité purement française, en cette fin de dix-neuvième siècle dominée par Debussy, une musique impressionniste, en dépit des protestations de Boucourechliev à ce propos.
C'est la gaîté " D'un matin de printemps", de Lili Boulanger ou la sensualité de l'Après-midi d'un faune, de Debussy pour se terminer dans dans les nuages d'un nocturne du même compositeur.
Il n'est pas dans mon propos d'entrer ici dans un débat musicologique ni dans les luttes de courants, alors qu'au début du vingtième siècle, naitront le Group des Six, puis la musique sérielle inspirée par l'école de Vienne...
Je veux simplement souligner l'existence de cette musique française, riche et subtile, dont la variété et la profondeur expressive n'a rien à envier au romantisme qui l'a précédée.
Une musique impressionniste, non comme étant une copie théorique de son homonyme pictural, mais par sa volonté d'exprimer des sentiments, ainsi que le Raga indien, des humeurs ou les couleurs d'univers exotiques.
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Par Florence
Ecrit le 25/06/2024 à 17:41
"Merci pour ce site passionnant et pour les articles qui l'accompagnent"