Si la mort pouvait me saisir,
Sans un bruit, sans même un soupir,
Là, d’un coup ou dans mon sommeil
Après une nuit sans réveil.
Si la mort pouvait m’arracher
Comme le couteau d’un boucher
A ces lancinantes souffrances
Qu’offre la fin de l’existence
Si elle entrait à mon insu
Arrêt d’un coeur qui n’a pas su
Ni aimer, ni même être aimé.
Si la mort pouvait me saisir,
Vive, sans me faire souffrir
Et dans ses bras, m’emmener.
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